Je vais passer une coloscopie

Qu’est-ce que la coloscopie ?

La coloscopie est la méthode de référence pour l’exploration du côlon.

La coloscopie est la méthode de référence pour l’exploration du côlon. Elle permet à votre gastro entérologue d’observer la paroi interne du gros intestin et du rectum pour diagnostiquer d’éventuelles maladies du côlon, au 1err rang desquels le cancer colorectal.

Cet examen médical se fait en introduisant par l’anus un coloscope tube souple équipé d’une mini-caméra. Votre médecin peut alors visionner sur un écran vidéo la totalité du côlon, réaliser des prélèvements appelés “biopsies” ou procéder à des traitements comme l’ablation de polypes.

Sauf contre-indication, la coloscopie ne peut, à l’heure actuelle, être remplacé par un autre examen. Elle est réalisée en ambulatoire le plus couramment sous anesthésie générale. Chaque année en France, plus d’un million de coloscopie sont réalisées.

Quand la coloscopie est-elle prescrite ?

La coloscopie prescrite en cas :

  • de transit intestinal modifié (diarrhée ou constipation) ou de douleurs abdominales résistantes aux traitements usuels ;
  • d’antécédents familiaux de polypes ou cancers coliques ;
  • d’anémie par carence en fer pour rechercher une éventuelle maladie inflammatoire chronique du côlon ou un cancer du côlon ou du rectum ;
  • de demande éclairée de la part d’un patient de plus de 50 ans d’un examen de prévention de cancer colorectal.

Autres indications : Campagne nationale de dépistage du cancer colorectal…

La coloscopie est également indiquée en cas de présence de sang dans les selles détectée par le test de dépistage immunologique.

Le test de dépistage :

  • S’adresse à toute la population des hommes ou femmes de 50 à 74 ans (95 % des cancers colorectaux surviennent après 50 ans) ;
  • Permet d’identifier un cancer colorectal un stade peu évoluer voire d’éviter un cancer en détectant des polypes ou adénomes avant qu’ils ne dégénèrent en lésions cancéreuses
  • Gratuit, il est proposé tous les 2 ans
  • Pratique : à faire chez soi en quelques minutes

Comment me préparer avant la coloscopie ?

La consultation préalable avec mon gastro-entérologue me donne toutes les explications nécessaires sur la coloscopie, sa préparation, le déroulé et les complications éventuelles mais qui sont rares voire exceptionnelles. Il met l’accent sur une préparation particulière absolument nécessaire avant ma coloscopie. Il m’explique que mon côlon doit être parfaitement propre, sans aucune matière fécale, pour permettre un examen fiable.

Il précise ensuite qu’avant l’examen, je dois suivre un régime alimentaire sans fibres, c’est à dire pas de fruits ni de légumes. J’ai la liste de ce qui est autorisé : bouillon de légumes, pâtes, riz non complet, pommes de terre, viande, poissons… pas si strict finalement !

Et puis, il y a la préparation colique à ingérer. Le docteur m’a prévenu, la purge est à prendre la veille et quelques heures avant l’examen… le goût est tout au plus acceptable… et il est recommandé de rester à proximité des toilettes après ingestion… c’est l’effet laxatif ! Je vais avoir une diarrhée non douloureuse qui va laver mon côlon. Pas réjouissant mais…

Mon médecin m’a montré, images à l’appui, que c’était capital pour le bon déroulé de l’examen et la bonne vision de la muqueuse puis le retrait des polypes s’il y en a.

Je vais suivre à la lettre les consignes de mon médecin. Une bonne préparation est essentielle… C’est vrai que cela est loin d’être agréable mais l’important est de ne pas devoir refaire la coloscopie n’est ce pas ?

La consultation d’anesthésie

Comme je vais avoir une anesthésie générale, je me rends à la consultation d’anesthésie. Le médecin me demande mes antécédents médicaux et quelques renseignements comme mon poids, ma taille, mes médicaments, si je présente les allergies, si je porte un appareil dentaire… Puis il m’explique qu’il va m’endormir par voie intra-veineuse le temps nécessaire pour l’examen qui sera totalement indolore, environ 20 à 30 minutes. Après un réveil rapide et une à deux heures de surveillance, je pourrais rentrer chez moi mais bien sûr accompagné !…

Donc tout se passe en ambulatoire, une demi journée seulement à l’hôpital ou à la clinique.

Le jour de ma coloscopie, il faut suivre les consignes : arriver doucher et à jeun… sans boire, ni manger, ni même fumer.

Comment se déroule la coloscopie ?

Le jour J, comme prévu, je me présente à mon rendez-vous pour la coloscopie. Après quelques formalités, on m’accompagne jusqu’à ma chambre et je revêts la tenue : blouse, charlotte et chaussons stériles. Tandis que nous cheminons vers la salle d’attenté du bloc, l’infirmière fait la dernière mise au point :

  • bien à jeun,
  • pas de prise d’anticoagulants les jours précédents et qui risquent de me faire saigner,
  • préparation colique bien réalisée,
  • retour accompagné,
  • ne pas rester seul cette nuit.

Elle me fait décliner mon identité puis me laisse. J’attends la visite pré-anesthésie (différente de la consultation d’anesthésie) bien installé dans un fauteuil, avec lecture, télé…

Tandis que le brancardier m’emmène au bloc d’endoscopie, il me demande à nouveau mes noms prénoms et date de naissance, mesures de sécurité rassurante. C’est la check list !

L’équipe du bloc m’accueille et m’entoure… à nouveau mon identité… puis le médecin anesthésiste m’endort en me posant comme prévu la perfusion. Il a vérifié s’il fallait une antibioprophylaxie pour certains gestes seulement et la bonne gestion des antiagrégants ou anticoagulants. Je suis allongé sur le côté gauche ou le dos. Mon médecin est là, avec l’infirmière qui l’assiste et l’anesthésiste, placé au niveau de ma tête pour la surveillance pendant l’examen.

Pendant l’anesthésie, mon gastro-entérologue procède à l’examen et vérifie que la paroi du côlon est plane et saine en faisant monter le tube du coloscope introduit par l’anus. Il injecte de l’air pour déplisser la paroi. J’aurais peut-être quelques ballonnements ou gaz intestinaux en me réveillant. Mais de plus en plus souvent, on utilise du CO2 comme gaz, cela améliore le confort des patients en diminuant les ballonnements. Il procède si nécessaire à des biopsies et polypectomies, ces échantillons seront envoyés au laboratoire pour analyse.

La coloscopie est terminée. Les endoscopes partent pour la désinfection et leurs accessoires partent pour la désinfection ou la destruction, pour tout ce qui est à usage unique. Je suis conduit en salle de réveil, l’anesthésie disparaît en quelques minutes. Pendant la surveillance d’environ une heure, l’infirmière vérifie que tout se passe bien… pas de saignements, pas de douleurs, juste quelques gaz ou ballonnements liés à l’examen. Je reçois ensuite la visite de l’anesthésiste et de mon gastro-entérologue qui me précise immédiatement que tout s’est bien passé et mon aptitude à la sortie. Il souligne que le sérieux de ma préparation conique a facilité son travail et surtout l’a rendu efficace… Puis il me fait part de ses premières observations et m’explique, s’il a fait des prélèvements, que les résultats me seront donnés quelques jours plus tard au cours d’une consultation de suivi. Mon médecin traitant recevra le compte rendu définitif dans les plus brefs délais. Une procédure simple de prise en charge en cas de complications est expliquée. De retour à la chambre, je me rhabille tandis que m’est servi une collation. Un contact téléphonique peut être pris le lendemain pour connaître les suites de ma coloscopie. Enfin je quitte l’établissement accompagné et dès le lendemain, comme me l’a dit le docteur, je reprends mes activités.

Avec le soutien de